Mon (MONUmental) Défi, par Thierry

MONUmental: Le mot résonne encore alors que mes jambes et mes bras savourent un repos mérité.

Ce dimanche 31 mai 2026, j’ai mis un point final à une aventure qui a débuté bien des mois en amont. Participer à la première édition du Triathlon Monumental Nîmes – Pont du Gard sur format Half-Ironman (L), c’est s’offrir un voyage à travers le temps et l’effort.

Une préparation longue, variée… et le goût du pluriel

Une telle épreuve ne s’improvise pas, surtout quand le thermomètre annonce 33°C le jour J !

Ma préparation fut longue et exigeante, mais construite sur un principe essentiel : varier les plaisirs dans les trois disciplines.

Pour ne pas lasser le corps et l’esprit, j’ai croisé les séances, alternant le travail de foncier, le fractionné et la VMA. Ceci m’a permis de construire une solide base tout en gardant intact le plaisir de s’entraîner jour après jour, du bassin de la piscine aux routes des collines d’Uzès.

Natation : L’instant magique sous le géant de pierre

Le départ est donné. S’élancer dans les eaux du Gardon pour la partie natation est un moment suspendu. Lever la tête pour respirer et nager sous le majestueux Pont du Gard (deux fois millénaire), procure une sensation indescriptible. Je me sens minuscule face à l’histoire, porté par la clarté de l’eau, la solennité du lieu et de ses paysages verdoyants.

1 900 mètres de bonheur visuel avant d’attaquer la suite.

Cyclisme : Des vallées, de l’histoire et de la vitesse

Le parcours cycliste de 90 kms a été une véritable ode à la redécouverte de notre magnifique région. Le tracé m’a fait voyager, m’invitant à passer de petites vallées à d’autres petites vallées, cassant le rythme et offrant des panoramas exceptionnels sur la garrigue, les vignes, les oliveraies.

Le bonheur s’est niché aussi dans les contrastes : le plaisir de la vitesse pure dans certaines belles descentes techniques et fluides, où l’on peut faire corps avec le vélo, suivi par la traversée de magnifiques petits villages historiques aux pierres chaudes et gorgées de soleil, malgré la chaleur écrasante qui commençait à monter : la beauté du décor rendait l’effort supportable.

Course à pied : La ferveur romaine jusqu’aux Arènes

Me restait à poser le vélo après 3 bonnes heures d’effort pour entamer le semi-marathon (4 tours de 5Kms dans le cœur historique sous une chaleur de plomb 33°C). Ce fut le véritable défi mental de la journée. Les muscles crient, mes grands adducteurs menacent et me font défaut à certains moments, provoquant des crampes m’obligeant à ralentir, voire à m’arrêter pour soulager la douleur…

Tout au long du parcours, les encouragements de la population et des spectateurs sur le bord de la route ont été aussi un incroyable carburant. Porté par cette ferveur, le tracé nous a offert un final d’anthologie : finir en courant devant les principaux monuments romains de la ville, témoins de l’histoire et aussi en bonne partie de la culture que nous avons héritée.

Et puis, le grand final : courir dans les galeries intérieures circulaires des Arènes de Nîmes. Franchir la ligne d’arrivée devant ce lieu chargé d’histoire, accueilli et salué par des gladiateurs en tenue restera un moment inoubliable !

Ce fut une de mes courses « monu-mentale ».

Vivement mes prochains défis…

Contact Us

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

Start typing and press Enter to search